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Une féerie teintée d'humour et de théâtralité

15h45 - 14 janvier 2020
Une féerie teintée d'humour et de théâtralité
Un « Duo miaulé » de chats empêche l'Enfant de dormir (© Jean-Pierre Maurin) - ©

Vendredi 24 janvier à 20 heures et dimanche 26 janvier à 15 heures, l'Opéra de Limoges propose L'enfant et les sortilèges de Maurice Ravel, dirigé par Philippe Forget, avec le Jeune Choeur de Paris et le Choeur d'enfants OperaKids.

En 1914, le directeur de l'Opéra de Paris, Jacques Rouché, commande un livret à l'écrivaine Colette qui l'élabore en 1916. Ravel est rapidement pressenti pour écrire la musique, mais il se montre, dans un premier temps, peu enthousiaste pour ce projet alors intitulé Ballet pour ma fille. Après de nombreux échanges entre Colette et Ravel, le projet prend forme peu à peu, avançant toutefois très lentement. Ce n'est véritablement qu'en 1924 que Ravel se plonge dans la composition de l'œuvre, ne terminant l'écriture que cinq jours avant la création.

Tous genres
musicaux

Maurice Ravel déclare en 1925 : « La partition de L'Enfant et les Sortilèges est un mélange très fondu de tous les styles de toutes les époques, de Bach jusqu'à... Ravel.... ! Cela va de l'opéra à l'opérette américaine, en passant par le jazz-band ! ».
La partition de Ravel, séduit par l'inventivité de l'auteure, entremêle une multitude de genres musicaux. Pour traduire les onomatopées qui ponctuent le livret, le compositeur a même utilisé des instruments peu usuels comme la râpe à fromage, le fouet ou la crécelle a manivelle...
La partition apparaît également comme une sorte de florilège de pastiches, permettant au compositeur de prendre ses distances avec la tradition, sans totalement s'en détourner.

Effets
spéciaux

Pour décupler la dimension merveilleuse de l'œuvre, l'illustrateur Grégoire Pont a choisi de créer des effets spéciaux animés autour des chanteurs. Pour ce faire, la scène plongée dans l'obscurité est séparée en deux par un immense écran de tulle. Les chanteurs évoluent devant, tandis que l'orchestre est installé à l'arrière. Pour que l'interaction soit subtile, le vidéaste a procédé par petites touches. Les animations traditionnelles sont projetées sur le tulle semi-transparent et l'orchestre apparaît par moments de manière fantomatique. Les chanteurs jouent avec les images comme si elles émanaient véritablement de leurs corps. Ils sont littéralement habillés par ces effets, voient des ailes pousser dans leur dos ou des choses sortir de leurs bouches. Pour que la magie opère, la synchronisation doit être parfaite. Ces effets minimalistes cèdent parfois la place à des images spectaculaires qui envahissent l'écran.

Ainsi, lorsque la Fée du feu chante, le feu naît de son corps puis s'envole par ses cheveux pour gagner la scène. Les tableaux s'enchaînent avec fluidité et transportent les spectateurs dans un univers enchanteur.

Autour du spectacle
Carte blanche à Philippe Forget au Musée national Adrien Dubouché, dimanche 19 janvier à 15 heures avec une visite à deux voix au sein des collections du musée avec le chef d'orchestre et compositeur Philippe Forget et un conférencier du musée. Tarif : À partir de 5,50 € : Renseignements : 05.55.33.08.50 / Réservations : www.cultival.fr ou contact@cultival.fr / Nombre de places limité.
Mercredi 22 janvier à 17 h 30 : Découverte des décors (visite tactile gratuite sur réservation au 05.55.45.95.11).

Réservation/billetterie pour L'enfant et les sortilèges : 05.55.45.95.95 ou www.operalimoges.fr

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